Lors des célébrations du 8 mai dans les Pyrénées-Orientales, un jeune Ukrainien, Micha, partagera une lettre émotive écrite avec sa famille et un membre de la mairie. "Avec mes parents, nous avons dû fuir notre pays à cause de la guerre. Nous avons dû abandonner notre maison, mon école, mes amis et une part de notre cœur. Merci la France ! Merci au village de Pollestres !" Micha, qui s'est installé à Pollestres depuis le début de la guerre en Ukraine, s'est préparé avec soin pour cette occasion. Il explique : "Je la répète chez moi, je m'entraine à la lire debout et aussi assis."
L'initiative de cette lettre émane de la mairie, qui a accueilli une quarantaine de familles ukrainiennes. Le maire de Pollestres, Jean-Charles Moriconi, souligne que ces familles assistent régulièrement aux cérémonies pour comprendre l'histoire du pays qui les accueille et y trouver un écho à leurs propres expériences : "Ils retrouvent dans ce vécu quelque chose de ce qu'ils vivent eux-mêmes." Les cérémonies, comme celle du 11 novembre, sont devenues un moment essentiel pour ces familles en quête d'appartenance et de compréhension.
Micha, malgré son jeune âge, ressent déjà une certaine nostalgie. "J'aimerais bien avoir une maison ici et une autre maison aussi en Ukraine", confie-t-il. Sa participation à ces commémorations représente un pont entre les cultures et un témoignage de résilience face à l'adversité. Le 8 mai, alors que le monde se souvient des luttes passées, Micha incarne l'espoir d'un avenir meilleur, unissant l'histoire de deux nations à travers sa voix.
Un enfant ukrainien s'exprime lors de la commémoration du 8 mai en France
Une touchante lettre d'un jeune Ukrainien lors de la cérémonie du 8 mai en Pays Catalan.







