L'essentiel
Depuis des années, le projet de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan avance dans l'incertitude. Alors que la première phase devrait débuter dans quelques années, les doutes demeurent quant à l'avenir de cette infrastructure.
Ce nouvel axe, élaboré depuis la fin des années 1980, a pour objectif de doubler l'unique ligne ferroviaire existentielle. Ce doublement permettra une meilleure gestion des différents types de trafic : TGV, trains de banlieue, fret et Intercités. Les travaux de la première phase, qui s'étend de Montpellier à Béziers (60 km), devraient commencer en 2029, avec une mise en service prévue pour 2034. SNCF Réseau, en charge du projet, prévoit de lancer un appel d'offres évalué à environ 1,5 milliard d'euros d'ici la fin de l'année.
Un tracé qui fait débat
Une fois cette première partie réalisée, il restera à s'attaquer à la section entre Béziers et Perpignan. Toutefois, des élus et des habitants expriment leurs réticences quant au tracé retenu. En réponse à ces contestations, SNCF Réseau a relancé, fin 2022, un dialogue territorial. Une concertation publique se tient actuellement, jusqu'au 19 juin, sous la supervision de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).
Les discussions portent sur une possible révision du projet, visant à concevoir un tracé mixte pour le fret et les passagers, avec ou sans option de tunnel sous les Corbières. Cette réflexion sert également les intérêts des partenaires financiers qui ont demandé des modifications dans le dossier proposé.
Du côté espagnol, les attentes sont similaires. La Catalogne, après avoir mis en place une ligne à grande vitesse entre Madrid et Barcelone dès 2008, a étendu celle-ci jusqu'à la frontière française en 2013. Ce retard français n'est pas passé inaperçu, même pour le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui exprime son impatience face à la lenteur du projet.







