Le 8 mai, le ministère de la Santé argentin a déclaré qu'il n'est toujours pas possible de déterminer l'origine du hantavirus, qui serait lié à un foyer identifié sur un navire ayant quitté Ushuaïa le 1er avril. Malgré une collecte exhaustive de données sur le parcours des contacts, l'origine de la contagion reste mystérieuse.
"À ce jour, il n'est pas possible de confirmer l'origine de la contagion en se basant sur les informations recueillies", a précisé le ministère suite à une réunion avec des responsables de santé de l'ensemble des provinces argentines.
Le ministère, au cours d'une rencontre la veille, avait mentionné l'importance de retracer les itinéraires des voyageurs en lien avec le cas « zéro ». Ce dernier est un couple néerlandais qui a séjourné plusieurs mois en Argentine, au Chili et en Uruguay avant d'embarquer à bord du MV Hondius. Leurs déplacements, qui ont débuté le 27 mars, soulèvent des questions quant à la source de l'infection.
Une traque minutieuse sur le parcours des voyageurs
Les autorités ont minutieusement examiné les antécédents du cas index depuis son entrée dans le pays et ont partagé les avancées réalisées pour identifier les routes parcourues sur le territoire. Il a été signalé que, dans la province de la Terre de Feu, d'où le MV Hondius a pris le large, aucune notification de cas d'hantavirus n'était recensée depuis la mise en place d'un protocole de déclaration en 1996.
Malgré tout, des experts se rendront prochainement à Ushuaïa pour examiner la faune locale à la recherche de rongeurs susceptibles d'être porteurs de ce virus. Des scientifiques de l'Institut Malbran de Buenos Aires, pionnier en infectiologie, seront également présents dans les zones concernées par les déplacements des touristes néerlandais.
À la recherche d'un rongeur infecté
Juan Petrina, directeur de l'épidémiologie de la province de Terre de Feu, a souligné à l'AFP l'importance de détecter la présence éventuelle d'un rongeur porteur du hantavirus. Bien que les rongeurs tels que le "rat à longue queue", un connu vecteur de la souche Andes, ne soient pas présents dans la région, des sous-espèces potentiellement transmissibles ont été observées dans d'autres parties du pays. Cette situation suscite des débats scientifiques sur leur capacité à véhiculer le virus.
Comme l'a rappelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l'OMS, ce couple néerlandais était en voyage ornithologique, visitant des zones reconnues pour la présence d'animaux connus pour transporter le virus. Le hantavirus n'est pas étranger aux régions argentines, avec une moyenne d'une centaine de cas signalés chaque année, principalement dans le nord-ouest du pays.







