Par Olivier Pirot
« Ceux qui erectent des murs au lieu de construire des ponts ne suivent pas la voie du Christ. » Voilà une déclaration qui pourrait vite être attribuée à un pape, et pourtant, ce propos vient de François en direction de Donald Trump. Là où Léon XIV, issu d'une lignée de papes aux avis tranchés, prend ses distances avec le président américain, il ne s’empêche pas de critiquer ses choix guerriers. Le mois dernier, il n’a pas manqué d'indiquer : « J’affirme sans peur ma foi et ma position face à l’administration Trump ».
Ce n’est pas rare que des chefs d’État se rendent au Vatican, un lieu de pouvoir spirituel qui touche plus de 1,4 milliard de fidèles catholiques dans le monde. Bien que son influence ne soit pas toujours déterminante, elle reste palpable, notamment dans des démocraties complexes. C’est sans doute ce qui a poussé Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, à rencontrer le pape en pleine période électorale, cherchant ainsi à apaiser les tensions qui se font sentir.
Les États-Unis, dont la devise emblématique clame « In God we trust » et où le président jure sur la Bible, ont vu leur récente campagne présidentielle prendre une tournure presque mystique, notamment lorsque Trump a témoigné d'une intervention divine après avoir évité de peu une balle lors d'un meeting. « C’est uniquement grâce à Dieu que j’ai échappé à l’impensable », a déclaré Trump à l’époque.







