En cette année 2025, un nombre alarmant de 89 habitants d'Occitanie ont contracté le chikungunya sans aucun déplacement hors de la région. Cette situation, inédite, résulte de piqûres par un moustique tigre ayant précédemment mordu une personne infectée. À l'aube des beaux jours, les autorités sanitaires, notamment l'Agence Régionale de Santé (ARS), lancent un appel à la vigilance.
Le moustique tigre, insecte invasif, est de retour en Occitanie, marquant le début d'une période de "surveillance renforcée" depuis le 1er mai. Selon l'ARS, ce vecteur ne se contente pas de piquer, mais est également capable de transmettre diverses maladies tropicales telles que la dengue, le chikungunya ou le zikavirus.
En 2025, en plus des 89 cas de chikungunya, cinq personnes ont contracté la dengue sans avoir voyagé, marquant un tournant préoccupant par rapport à 2024, où aucun cas autochtone n’avait été détecté.
Eliminer les eaux stagnantes
Franck Nivaud, directeur de l'ARS des Pyrénées-Orientales, rappelle l'importance d'une mobilisation collective : "Il est crucial que chacun prenne sa part dans ce combat. Il faut éliminer tout potentiel nid de moustiques, en veillant à retirer les petites nappes d'eau stagnante. L'entretien de nos jardins est essentiel. De plus, lors d'un voyage dans des zones tropicales, il est primordial de se surveiller au retour et de consulter en présence de signes tels que des maux de tête ou des fièvres brutales, pour permettre des mesures appropriées."
Cette déclaration résonne d'autant plus que les climatologues annoncent une saison estivale chaude, propice à la prolifération des moustiques. La lutte contre ces insectes doit s’inscrire dans un cadre de vigilance permanente, tant pour la santé publique que pour la préservation de l'équilibre des écosystèmes locaux.







