Ce mardi 5 mai, Delphine Ernotte Cunci a exprimé son indignation sur le réseau social X à propos du rapport rédigé par Charles Alloncle, député de l'UDR. Celui-ci propose des réductions significatives concernant le budget et les missions de France Télévisions, ce que la dirigeante qualifie d'attaque déguisée visant à rendre le service public plus fragile.
Dans ce rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Alloncle préconise un plan d'économies de plus d'un milliard d'euros qui impliquerait une diminution drastique des moyens de France Télévisions. "Tout ça pour en arriver à un rapport à charge, basé sur des insinuations et des approximations?", s'interroge Ernotte, exprimant sa frustration après avoir été auditionnée à deux reprises par la commission.
"Pour en arriver à un texte qui prétend renforcer l'audiovisuel public tout en proposant, en réalité, son affaiblissement historique?"
Le député Alloncle suggère, entre autres, la fusion de chaînes comme France 2 et France 5, ainsi que celle de franceinfo et France 24. Ernotte conteste cette approche, arguant qu'en réduisant le budget des programmes de divertissement, Alloncle adopte une vision élitiste qui ne tient pas compte des besoins des familles et des publics les plus populaires.
"En réalité, le rapport élude les vrais enjeux d'avenir: la désinformation, la concurrence des grandes plateformes, et la pérennité de la création française et européenne", ajoute-t-elle.
Ernotte critique également les conséquences potentielles de ce plan, prédisant que l'accès au sport pourrait devenir payant pour ceux qui n'en ont pas les moyens. Elle déclare que si des réformes sont nécessaires, il est essentiel de penser à l'impact sur les citoyens.
"Cela pourrait être le plus grand plan social de l'histoire culturelle française", conclut-elle avec défi. La dirigeante assure néanmoins qu'elle est prête à discuter de toutes les questions soulevées par le rapport pour préserver l'intégrité de l'audiovisuel public.
En période de défis pour le secteur, les encourageant à aller de l'avant, elle déclare que "France Télévisions continuera d'évoluer", tout en soulignant que seules des mesures utiles et cohérentes avec ses missions seront mises en place.







