Ce lundi 4 mai, le tribunal de Périgueux a définitivement jugé cinq habitants de la région, reconnus coupables d'une série de vols orchestrés dans le département, mais aussi à l'échelle nationale. Au total, ces individus se sont attaqués à 80 caisses automatiques, que ce soit dans des stations-service ou à des péages.
Dispersés dans la salle du tribunal, quatre d'entre eux répondent aux accusations, tandis qu'un cinquième est absent. Les faits, déroulés entre novembre 2018 et janvier 2020, font suite à une enquête minutieuse. Le tribunal avait pour mission de déterminer l'implication des accusés dans ces 80 cambriolages.
Des cibles ciblées : les caisses automatiques. Les malfaiteurs choisissaient leurs emplacements sans se soucier des cibles précises. Que ce soit au péage de la Bachellerie ou à la station-service de Brantôme, ils se déplaçaient ensemble, guettant l'occasion de frapper sans retenue. Cette méthode leur permettait d'agir de nuit, en visant jusqu'à huit caisses lors de mêmes excursions.
Une méthode d'opération facile
Leur modus operandi était simple : cagoulés et gantés, les voleurs utilisaient un pied-de-biche pour ouvrir les caisses et s'emparer des fonds. "Parfois c'était seulement 80 euros, d'autres fois bien plus", confie un des prévenus. "C'était un jeu d'enfant ; en quelques minutes, nous avions l'argent", ajoute un autre membre de l'équipe.
En fin décembre 2018, l'un d'eux a décidé de quitter la bande pour des raisons personnelles, laissant les autres poursuivre leurs activités illégales jusqu'en juin 2019. Mais leur chance a tourné lors d'un vol à Carcassonne, où ils ont été interpellés par les gendarmes, placés en flagrant délit.
Un préjudice considérable
Les trois voleurs arrêtés à cette occasion ont été condamnés à 70 heures de travaux d'intérêt général. Cette peine légère a incité l'un d'eux, le supposé "cerveau" de l'opération, à reprendre son activité criminelle avec un nouvel acolyte. Leur nouveau "business" a perduré jusqu'en janvier 2020, entraînant un préjudice total de 400 000 euros, incluant vols et dégradations.
En parallèle, les autorités ont intensifié leurs efforts d'enquête, traquant les suspects depuis le vol de la caisse du Super U de Saint-Martial-d’Albarède en Dordogne en décembre 2018. Bien que les caméras de surveillance aient capturé des images des malfaiteurs cagoulés, l'identification haute a été un défi.
L'épilogue judiciaire
Ce n'est qu'en juin 2020 qu'un des suspects a été appréhendé et a fait des aveux, désignant ses complices. Tandis que l'un d'eux a nié les faits, les autres ont finalement avoué leur participation au braquage. Deux des cinq se retrouvent placés sous détention provisoire, tandis que les autres sont sous surveillance.
Les peines prononcées varient de 2 à 4 ans, majoritairement sous un régime de sursis. Ils purgeront une partie de leur peine sous bracelet électronique. En outre, ils sont condamnés à verser près de 30 000 euros en dommages et intérêts pour le préjudice matériel causé, rendant cette affaire emblématique d'un genre criminel en pleine mutation en France.
Ces événements soulèvent des questions sur la réhabilitation des condamnés, dont beaucoup semblent avoir trouvé une situation stable après des périodes de délinquance. Ce cas montre la complexité de la justice face à des actes qui, bien qu'anciens, continuent d'affecter leurs victimes.







