Dans une démarche cruciale pour l’avenir politique du parti Renaissance, les militants ont majoritairement voté en faveur d'une désignation de leur candidat à l'élection présidentielle par le Conseil national, en complément d'un vote des adhérents. Cette décision a été rapportée par le parti lundi, marquant une avancée significative dans la préparation de la candidature de Gabriel Attal.
Les figures historiques du mouvement, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, ont présenté leurs conclusions au bureau exécutif après deux mois de consultations. Les résultats sont là : 70% des militants approuvent la méthode choisie, tandis que 15% souhaitent une primaire interne et 15% une primaire ouverte.
Lors de la réunion du bureau exécutif, la décision a été adoptée par 60 voix pour, 3 abstentions et aucune contre. Deux options ont été soumises au Conseil national : l'éventualité de désigner le secrétaire général Gabriel Attal comme candidat, « s'il décide de se présenter, conformément à la volonté largement majoritaire des militants », ou organiser une primaire interne, qui ne bénéficie qu'un soutien minoritaire.
Le Conseil national se rassemblera le 12 mai pour statuer. Si la désignation de Gabriel Attal est retenue, un vote des adhérents aura lieu dans les dix jours. Les statuts du parti confèrent au Conseil national, dirigé par Élisabeth Borne, le choix de cette méthode. Notons cependant l'absence d'Élisabeth Borne lors du bureau, alors qu'elle a maintenu une certaine distance à l'égard de Gabriel Attal, malgré son parcours prometteur vers la présidentielle.
La stratégie de Gabriel Attal
En dépit de ne pas s’être formellement déclaré candidat, Gabriel Attal semble s'activer en ce sens. Il a publié un ouvrage le 23 avril et multiplié les apparitions publiques en vue d’un rassemblement significatif prévu le 30 mai. Dans son livre, « En homme libre » (Editions de l'Observatoire), il évoque la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, qu’il a vécu depuis Matignon, qualifiant cette décision de l'une des plus regrettables de la Ve République. Le député des Hauts-de-Seine s’est ainsi repositionné au cœur du mouvement Renaissance, consolidant sa position à l’Assemblée tout en se dirigeant vers son ambition présidentielle.







