Le festival documentaire en Cévennes, qui célèbre son 25e anniversaire à Lasalle, promet une programmation riche et variée. Trente-deux films seront présentés dans trois salles, avec une rétrospective consacrée à Denis Gheerbrant, un cinéaste engagé. Cet événement, qui se déroulera du 13 au 16 mai, met en lumière les luttes sociétales à travers le prisme du cinéma.
« Peu connu du grand public, le festival de Lasalle a acquis une renommée solide dans le milieu du documentaire, en particulier à Paris », souligne Nicolas Bole, directeur de la production. Lors d'une récente présentation à Alès, il a évoqué l'importance de ce rassemblement pour stimuler une réflexion profonde sur notre société. Les billets seront en vente sur place, sans réservation nécessaire, permettant ainsi un accès direct à ce rendez-vous culturel.
Un festival profondément ancré à Lasalle
Cette année, la figure emblématique du festival est Violette, une circassienne locale. Avec un slogan évocateur, « Sur quel pied danser ? », Le festival s'illustre par sa proximité avec les habitants et les bénévoles, qui apportent une touche authentique à cet événement. « Les réalisateurs, souvent présents pour commenter leurs œuvres, seront également logés chez l'habitant, un détail qui fait toute la différence », rajoute Bole.
Les projections se dérouleront dans trois lieux emblématiques : le Temple, la filature du Pont-de-fer et le Foyer, avec une sélection de films qui encouragent à prolonger la réflexion au-delà de l'immédiateté des nouvelles. La rétrospective sur Denis Gheerbrant, célèbre pour ses explorations des voix marginalisées, promet d’être particulièrement touchante.
Un regard sur les luttes contemporaines
Le festival cette année aborde des thèmes variés tels que les luttes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et la problématique du cancer du sein, illustrées par L’Amazone d'Émilie Maréchal et Camille Meynard. Ces films, accompagnés de témoignages poignants, capturent l’essence de la résistance face à l'adversité.
« Nous avons un budget de fonctionnement de 80 000 euros, ce qui est modeste au regard de la richesse des films projetés », remarque Bole. Tels sont les défis que le festival, fondé par Henri de Latour, continue de relever avec succès, en rassemblant les regards du monde entier. Une sélection globale témoigne également des luttes au Québec, en Belgique, en Argentine et en Afrique du Sud.Le festival s'accompagnera également de soirées musicales, permettant une forme d'échange plus léger et informel, renforçant le lien entre la culture et la communauté locale.







