Le lundi 27 avril 2026, le centre hospitalier de Perpignan a activé son plan 'hôpital en tension', premier échelon du plan blanc, en raison d'une affluence sans précédent de patients.
Ce jour-là, la situation aux urgences a atteint un point critique. Des rangées de brancards à l'extérieur et des ambulanciers contraints à de longues heures d'attente pour transférer leurs patients ont été rapportées. 'Il y avait entre 14 et 15 heures d’attente pour voir un médecin dès 9 heures du matin. Ce phénomène à cette période de l'année est inacceptable', a déclaré François Sanchez, secrétaire du syndicat Force ouvrière de l'hôpital, cité par ICI Occitanie.
'Il n'est pas normal que les patients attendent dehors, exposés aux intempéries', a déploré Albin Michelet, membre du syndicat CGT du SDIS 66, dans un entretien accordé à L’Indépendant. Le personnel réclame des renforts immédiats et plus de lits pour améliorer la prise en charge des patients.
La situation délicate est aggravée par une grève dans les cliniques MédiPole Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre, qui a débuté le 24 avril. Albin Michelet a précisé que 'les grèves sont prévisibles et qu'il aurait été possible de renforcer les équipes'. Ce manque de personnel devient intenable pour les victimes, a-t-il ajouté.
Cependant, depuis le mardi 28 avril, une légère amélioration est signalée, d'après ICI Occitanie. L'Agence régionale de santé (ARS) a déclaré qu'aucun renfort n'avait été spécifiquement mobilisé, mais que l'activation du plan 'hôpital sous tension' facilite la gestion en crise, permettant d'accélérer les sorties et transferts.







