François Piquemal, représentant de la France insoumise (LFI) pour les élections municipales de Toulouse, a révélé ce matin son intention de déposer plainte suite à des menaces de mort qu'il attribue à des groupes d'extrême droite. Dans un tweet, il déclare : «N’en déplaise à l’extrême droite, nous emmènerons la gauche solide sur ses appuis au Capitole. Personne ne nous fera baisser la tête».
Selon les informations rapportées par son équipe, ces menaces se sont manifestées sous la forme de roses livrées à son local de campagne, accompagnées d'un message de condoléances lui souhaitant une mort violente. «Ces menaces représentent un climat de tension croissant», commente un politologue local. Cette situation intervient quelques jours après que des données personnelles de Piquemal, y compris son adresse, aient été divulguées en ligne, exacerbant ses inquiétudes depuis son soutien à Gaza.
Une porte-parole a confirmé à l'AFP : «Ces menaces sont inacceptables et doivent être prises très au sérieux». L’équipe du candidat insiste sur la nécessité de maintenir une discussion politique basée sur le respect, particulièrement dans le contexte actuel de montée de la violence verbale et physique dans le paysage électoral.
D'après un sondage Ifop, Piquemal se classe troisième des intentions de vote pour le premier tour des élections municipales, avec 23% des voix, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (33%) et le socialiste François Briançon (30%) à la tête d’une liste d’union de la gauche hors LFI. La tension monte alors que les élections approchent, et Piquemal se montre déterminé à poursuivre sa campagne malgré les menaces.







