À peine dix jours après l'élection de la liste Rassemblement national, la majorité départementale de l’Aude a pris une décision forte : retirer les fonctions de vice-présidente à Tamara Rivel. Cette sanction vise à affirmer une ligne claire concernant le front républicain, signifiant ainsi un pas concret après des discours assertifs.
Dix jours après la victoire du Rassemblement national à Carcassonne, survenue le 22 mars dernier, l’exécutif départemental, sous la direction de la présidente socialiste Hélène Sandragné, se réunit pour décider de la stratégie à adopter. Ils estiment qu'il est impératif de marquer une rupture en retirant les délégations de Tamara Rivel, responsable jusqu’alors des routes et des mobilités.
Cette décision est directement liée aux résultats électoraux, où une triangulaire a favorisé l'élection de Christophe Barthès, le candidat RN, au poste de maire le 29 mars. Dans ce contexte, Hélène Sandragné a commenté : “Nous devons respecter un principe fondamental : face à une menace du Rassemblement national, la création d’un front républicain doit se concrétiser.” Cela montre une volonté d’unité face à ce qui est perçu comme une montée inquiétante de l'extrême droite.
L'élection a été particulièrement marquée par la participation de la liste Carcassonne Unie, dirigée par Alix Soler-Alcaraz, qui s’est élargie au second tour en incluant des colistiers du maire sortant Gérard Larrat. Selon l'exécutif socialiste, le maintien de cette liste reflète un manque de cohésion et un écart aux valeurs que la majorité se doit de représenter.
Hervé Baro, premier vice-président, a insisté sur le fait que cette décision n'est pas personnelle : “Ce n’est pas une vengeance, mais un acte politique fort. Le Rassemblement national ne fait pas partie de l'arc républicain.” Il a ainsi mis en avant l'importance de conserver une certaine responsabilité au sein des élus chargés de représenter leur groupe.
Alors que d'autres membres de la majorité sont concernés par cette situation électorale, seule Tamara Rivel a fait les frais de cette décision, soulignant l'importance des valeurs qu'elle se doit de porter en tant que vice-présidente.
Au-delà de l'affaire Tamara Rivel, cette décision est un avertissement pour les futures élections. L’exécutif, par la voix d’Hélène Sandragné, souhaite établir une ligne claire : “Que ce message soit bien entendu par nos électeurs et nos militants.”







