Sénatrice socialiste des Côtes-d’Armor, Annie Le Houérou se bat avec détermination en faveur d'un texte de loi concernant la fin de vie, et notamment pour l'instauration d'un droit à l’aide à mourir. Un article essentiel de cette législation n’a pas obtenu le soutien nécessaire au Sénat, mais elle ne se décourage pas. « Je continuerai à porter cette demande », déclare-t-elle avec conviction.
La question du droit à l’aide à mourir a suscité de vives discussions au sein du Sénat ces derniers jours. Dans un pays où les débats sur la fin de vie sont de plus en plus pressants, Annie Le Houérou, dont le rôle est notable au sein du groupe socialiste, a récemment vu un article crucial rejeté.
Pourquoi êtes-vous engagée pour la défense du texte sur la fin de vie ?
Depuis ma prise de fonction, je reçois énormément de sollicitations sur cette question, tant de la part de mes concitoyens que des professionnels de santé. Je suis convaincue qu'il est nécessaire d'accorder aux personnes en fin de vie le droit d'opter pour une fin digne et choisie, comme le souligne une étude de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). Selon ce rapport, 87 % des Français se disent favorables à un droit à l'aide à mourir.
Par ailleurs, des experts en éthique comme le Dr Philippe Batton, médecin et membre du Syndicat des médecins libéraux, expliquent : « Il est crucial d'offrir aux patients la possibilité d'une option de fin de vie qui ne soit pas synonyme de souffrances inutiles. » Ce constat renforce l'importance d'une réflexion approfondie sur ce sujet.
Alors que le débat au Sénat se poursuit, l'engagement d'Annie Le Houérou pour ce droit à l'aide à mourir reste intact. Sa détermination pourrait bien avoir des répercussions sur les discussions futures et sur d'éventuels changements législatifs dans un domaine qui touche à la dignité humaine et à l'autonomie des individus.







