Le Parti socialiste (PS) a annoncé qu'il ne voterait pas de censure contre le gouvernement en cas de recours au 49.3, à condition que les nouvelles mesures annoncées soient finançées sans impacter négativement les Français. Dans une interview au 20 heures de TF1, Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, a précisé que deux conditions essentielles doivent être remplies pour une éventuelle coopération avec le gouvernement. La première exigence est d'avoir un budget clair et détaillé, sans zones d'ombre. La seconde condition stipule que le financement des nouvelles initiatives ne doit pas s'effectuer au détriment du pouvoir d'achat des citoyens.
Cette déclaration intervient après que Sébastien Lecornu, le ministre en charge du budget, a proposé plusieurs mesures pour améliorer le pouvoir d'achat, en réponse aux préoccupations du PS, notamment une augmentation de 50 euros de la prime d'activité pour plus de trois millions de foyers modestes. Faure a souligné que bien que ces avancées soient positives, il y a un flou persistant quant aux sources de financement, ce qui suscite des inquiétudes parmi les membres du PS.
Pour assurer la viabilité de ces mesures, Faure a cité l'idée d'une surtaxe sur les grandes entreprises, une proposition que le gouvernement envisage également. « Il est crucial que cette surtaxe soit maintenue pour financer nos projets », a-t-il insisté. Ce point de vue se retrouve également chez d'autres experts économiques qui soutiennent qu'une contribution équitable des grandes entreprises pourrait être un instrument crucial pour garantir l'équité fiscale.
Les tensions politiques autour du budget se intensifient, avec certains groupes tels que Les Républicains et Renaissance qui s'opposent à cette surtaxe. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré qu'un examen des chiffres était en cours, mais il reste incertain quant à un consensus autour de la nécessité d'une surtaxe stable.
Le recours au 49.3 ou à des ordonnances pour faire adopter ce budget sera probablement discuté lors du Conseil des ministres du 19 janvier. Olivier Faure a exprimé son souhait que le Parlement puisse voter sur le budget plutôt que de recourir à ces procédures, qui, selon lui, évitent le vrai débat démocratique.
En somme, le PS fait preuve de pragmatisme tout en maintenant une fermeté sur ses principes, cherchant à garantir que le financement des nouvelles mesures respecte l'équité et n'augmente pas le fardeau fiscal des ménages déjà éprouvés. La question de la transparence sur le financement demeure cruciale alors que les discussions se poursuivent.







