La candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, se retrouve dans la tourmente avec l'annonce de son procès pour escroquerie, prévu le 12 mai prochain au tribunal correctionnel de Paris. Cette affaire, qui date de juillet 2018, a été qualifiée par Chikirou de "simple différend commercial" déjà résolu. Cependant, les investigations la soupçonnent d'avoir "tenté de tromper la banque Crédit du Nord" au détriment de Le Média, plateforme d'actualités qu'elle a cofondée.
Les faits qui lui sont reprochés incluent des tentatives pour obtenir un virement de plus de 67 000 euros destiné à sa société de conseil en communication, Mediascop. Or, Chikirou aurait agi en se présentant comme présidente de Le Média, alors qu'elle avait perdu ce statut, ce qui a suscité la méfiance de son chargé de compte, selon des sources judiciaires.
La mise en lumière de ce procès suscite des interrogations, notamment sur son calendrier, qui coïncide avec sa campagne municipale. "Le parquet a choisi ce moment pour acter un procès sur des faits remontant à 2018", a-t-elle déclaré à l'AFP, ajoutant que les deux sociétés impliquées avaient trouvé un accord et mis fin à leurs différends. D'après elle, l'absence de plaignant pour cette affaire soulève une question sur les motivations de la justice, qu'elle accuse de vouloir porter atteinte à sa candidature.
Des experts en communication politique soulignent que cette situation risquerait d'affecter négativement son image. "Dans un contexte où la transparence et la réputation sont primordiales, ce type d'affaires peut avoir un impact significatif sur les électeurs", observe un analyste, membre d'un institut de sondage parisien.
La candidate LFI, résolue à ne pas laisser cette affaire nuire à son projet pour Paris, continue de mobiliser ses soutiens. "Je suis déterminée à faire entendre ma voix et à défendre mes valeurs, peu importe les obstacles", a-t-elle ajouté sur ses réseaux sociaux.







