Dans une lettre ouverte publiée dans plusieurs journaux régionaux, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu à répondre aux inquiétudes persistantes des agriculteurs en France. Ce message arrive à un moment crucial, alors que le secteur agricole fait face à de nombreux défis, notamment la crise de la dermatose nodulaire contagieuse et des discussions entourant le traité commercial avec le Mercosur.
Lecornu a déclaré : "Le budget de la PAC ne baissera pas, ni aujourd’hui, ni demain. Il est essentiel de garantir le revenu agricole." Cette déclaration vise à apaiser le sentiment d'injustice qui prévaut parmi les agriculteurs, un sentiment que le gouvernement reconnaît et veut adresser.
Face à l'accumulation de règlementations jugées inadaptées, le Premier ministre a affirmé qu'un processus de simplification était déjà en cours, annonçant une approche plus proactive vis-à-vis des règles européennes. "Des efforts seront faits pour rendre la réglementation plus sensible aux réalités du terrain," a-t-il souligné.
Les agriculteurs, de leur côté, expriment un besoin croissant de sécurité et de conditions de marché équitables. Selon une étude récente de FranceAgriMer, plus de 60 % des agriculteurs se disent pessimistes quant à l'avenir de leur profession. Cette voix collective a du poids, au moment où le bio et la durabilité deviennent des priorités de la politique agricole européenne.
Concernant les accords commerciaux, Lecornu a précisé que son gouvernement serait vigilant et s'opposerait à toute contradiction aux normes sanitaires européennes. "Nous devons être sûrs que la qualité française ne soit pas compromise par des importations déséquilibrées," a-t-il insité.
En ce qui concerne l'accès à l'eau, un enjeu majeur pour l'agriculture, Lecornu a commandé aux préfets de dresser un état des lieux des projets locaux, soulignant l'importance d'un soutien concret aux initiatives à taille humaine souvent entravées.
Cette lettre ouverte témoigne d'un engagement à rétablir la confiance entre l'État et le secteur agricole, essentiel à la pérennité des exploitations. Les agriculteurs attendent des actions concrètes, et il reste à voir comment le gouvernement mettra en œuvre ces promesses.







