Après dix mois passés à Matignon, Sébastien Lecornu effectue enfin son premier déplacement à l’étranger en tant que Premier ministre.
Sa première destination est le Qatar, où il arrive mardi en compagnie de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères. Ce voyage vise à exprimer les condoléances de la France après la perte de cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ancien émir du Qatar, décédé à l'âge de 74 ans. Emmanuel Macron a jugé opportun de dépêcher son Premier ministre afin de témoigner de l'amitié profonde entre les deux nations, comme l’a mentionné l’Élysée.
A l’échelle internationale, cheikh Hamad a joué un rôle clé dans le développement et la modernisation du Qatar, comme le souligne l’Élysée, marquant une période de diplomatie proactive pour le petit État du Golfe.
À Rabat pour renforcer le rapprochement entre la France et le Maroc
Ce mercredi, Sébastien Lecornu s’envolera vers Rabat où il prévoit des entretiens avec des responsables marocains, accompagné d’une dizaine de ministres. Parmi ceux-ci figurent Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, et Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.
Au cours de cette visite, le Premier ministre rencontrera son homologue marocain, Aziz Akhannouch, dans le cadre d'une "rencontre de haut niveau" entre les deux gouvernements, une première depuis 2019. L’objectif principal de ce voyage est de solidifier les relations déjà étroites entre la France et le Maroc, notamment depuis que la France a reconnu, l’été dernier, la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un geste qui a soulevé des tensions avec l'Algérie.
Cette dynamique a déjà été renforcée par la visite d'État d'Emmanuel Macron à Rabat en octobre dernier, visitée marquée par la signature de plusieurs accords de coopération. Les observateurs prévoient qu'une éventuelle visite du roi Mohammed VI en France pourrait aboutir à la signature d'un traité formaliser un partenariat exceptionnel entre les deux pays.
En conclusion, ce déplacement de Sébastien Lecornu souligne l'importance des relations franco-marocaines dans un contexte géopolitique complexe, et s'inscrit dans la volonté du gouvernement français de renforcer ses liens dans la région.







