Le sénateur Les Républicains (LR) et avocat, Francis Szpiner, est sous le coup d'une mise en examen pour corruption passive. Les investigations révèlent qu'il aurait attribué un logement social à une femme en échange de relations sexuelles lorsqu'il était maire du 16e arrondissement de Paris. C'est ce qu'a annoncé le parquet de Paris, provoquant une onde de choc dans le milieu politique.
Dans un communiqué, son avocate, Me Caroline Toby, a affirmé que "mon client conteste avec la plus grande fermeté les faits qui lui sont reprochés". Szpiner, qui doit s'expliquer ultérieurement devant le juge d'instruction, n'est pas sous contrôle judiciaire, le Sénat n'ayant pas traité la demande de levée de son immunité parlementaire dans les délais impartis.
Selon le parquet, les faits remonteraient à une période d'attribution de logement social en 2023, impliquant une esthéticienne de 26 ans. L'affaire a vu le jour après l'ouverture d'une information judiciaire en avril 2025, portant sur des allégations de corruption active et passive. Un délit pouvant entraîner jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et un million d'euros d'amende.
La femme ayant porté plainte contre Szpiner a également été mise en examen pour corruption active d'un élu et fera l'objet d'une interdiction de contact avec ce dernier. Son avocate, Me Marie Violleau, a choisi de ne pas commenter la situation pour l'instant.
En mai dernier, le bureau du Sénat avait levé l'immunité parlementaire de Szpiner, ce qui a permis son placement en garde à vue. Des perquisitions ont été menées à la mairie du 16e arrondissement ainsi qu'à son domicile. Cette affaire fait l'objet d'un fort intérêt médiatique et politique, suscitant des réactions variées sur la conduite des élus et l'intégrité des institutions.







