Le contexte
La situation au Moyen-Orient est alarmante ce jeudi. Selon l'armée américaine, environ 90 « cibles militaires » en Iran ont été frappées cette nuit, ciblant notamment des systèmes de défense anti-aérienne dans le cadre d'une réponse continue à l'aggressivité iranienne.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir mené des attaques sur des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, menaçant d'étendre leurs opérations à d'autres nations de la région. Cet acte soulève des inquiétudes quant à une éventuelle escalade régionale.
Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, a affirmé que le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport maritime, pourrait être fermé selon des « modalités iraniennes ». Cette déclaration suscite l'inquiétude parmi les nations dépendant du pétrole dans cette zone.
En parallèle, l'ancien président Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu est désormais obsolète, avec des frappes continuelles qui mettent en péril les perspectives d'une trêve durable. Cependant, il a laissé entendre que les hostilités pourraient cesser rapidement, tout en encourageant les négociations diplomatiques avec Téhéran.
Ces déclarations ont eu un impact direct sur les marchés : le cours du pétrole a bondi, le baril de Brent atteignant 78,02 dollars, une hausse de plus de 5%.
Par ailleurs, le Liban a exigé le retrait d'Israël de deux « zones pilotes » pour participer à un nouveau cycle de négociations à Rome, prévu pour les 15 et 16 juillet. Bien que l'Italie et Israël aient confirmé leur présence, la position du Liban reste incertaine, alimentant ainsi les tensions diplomatiques dans la région.







