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INFO LA DEPECHE - Bien qu'une pétition ayant rassemblé plus de deux millions d'opposants en 2025, le néonicotinoïde acétamiprine a été réautorisée par le Sénat le 3 juillet, dans le cadre de la loi d'urgence agricole. Selon nos informations, la FNSEA, principal syndicat agricole de France, se dit prête à renoncer à ce produit pour protéger l'ensemble du texte législatif.
Mal connu du grand public, l'acétamiprine est pourtant au cœur d'un débat fervent. Après une interdiction en septembre 2018, ce pesticide a été réintroduit dans la loi par le sénateur Duplomb, suite à des demandes exprimées par les producteurs de betteraves et de noisettes. Cette décision a suscité une forte réaction au sein de la population, déclenchant une mobilisation massive qui a abouti à la création d'une pétition sur le site de l'Assemblée nationale, atteignant des sommets de signatures qui ont ouvert la voie à un débat parlementaire.
Toutefois, le Conseil constitutionnel a, le 7 août, bloqué la réintroduction de l'acétamiprine, la qualifiant de contraire à la Constitution. Dans un rebondissement, au début de 2026, le sénateur Duplomb a de nouveau tenté d'inclure l'acétamiprine ainsi qu'un autre néonicotinoïde, le flupyradifurone, dans le projet de loi d'urgence agricole. Cette démarche a mis en danger l'adoption finale de la loi, le 3 juillet, étant donné que la question de ces pesticides est un sujet épineux pour de nombreux députés.
Face à cette impasse, la FNSEA semble prête à faire des concessions. Arnaud Rousseau, le président du syndicat, a déclaré que bien que l'abandon de l'acétamiprine soit envisagé, il pourrait y avoir une exception pour les producteurs de noisettes et éventuellement de cerises, à condition que le flupyradifurone soit également maintenu dans la loi. L'urgence pour le syndicat est de préserver les autres mesures cruciales du texte, notamment celles sur le stockage de l'eau, particulièrement attendues par les agriculteurs dans le contexte actuel de sécheresse.







