Jérôme Barella, un intérimaire de 41 ans, se retrouve au cœur d'une affaire déchirante après le viol et le meurtre de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers. Selon des informations rapportées par Franceinfo, il aurait déployé une série de stratagèmes pour tromper les gendarmes lors de sa première audition.
De fausses pistes pour masquer la vérité
Alors que le corps de Lyhanna n'était pas encore découvert, Barella a élaboré plusieurs scénarios pour détourner les soupçons. Il a d'abord prétendu avoir laissé l'enfant à la piscine, avant de dire à la mère de la fillette qu'une connaissance avait vu Lyhanna monter dans une voiture le 29 mai 2026, au moment de sa disparition.
Malgré les doutes de la famille, l'homme privilégie l'idée d'une fugue. Il déclare : "Je ne sais pas, peut-être qu'elle a fugué. Je sais qu'elle avait des problèmes avec ses parents et pouvait vouloir s'en aller." Ce comportement a suscité l'inquiétude parmi les enquêteurs, qui ont souligné la présence de failles dans ses déclarations.
Un comportement décalé et des plaintes minimisées
Les gendarmes ont rapidement révélé plusieurs incohérences dans les versions de Barella, ainsi que des messages inappropriés envoyés à Lyhanna. À propos d'un SMS où il s'enquiert de sa vie sentimentale, il défend : "Ce n'était pas de la drague, c'était juste un échange chaleureux. Je voulais être là pour elle."
En dépit d'un casier judiciaire vierge, Barella ne cache pas un passé complexe, impliqué dans des plaintes pour abus sur mineurs en 2022 et 2025. Il minimise ces éléments en affirmant qu'ils étaient infondés. Il a ajouté : "Même les gendarmes n'avaient pas cru à ces accusations." Cependant, ces allégations pèsent lourd dans le contexte actuel de l'enquête.
Mis en examen après son interrogatoire, Barella est resté silencieux face à la découverte tragique du corps de Lyhanna le 4 juin dans une ferme du Gers. Les investigations se poursuivent, et un certain nombre d'éléments pourraient bouleverser le cours de cette affaire, comme le révèle également La Dépêche.







