Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a récemment déclaré que Bezalel Smotrich, homme fort du gouvernement israélien, se voit refuser l'accès à la France. Cette mesure est une réponse aux déclarations de Smotrich sur la Cisjordanie et Gaza, où il a plaidé pour des politiques d'annexion.
Dans ses discours, Smotrich a ouvertement appelé à la colonisation de Gaza et a défendu des mesures qui, selon de nombreux experts, sont contraires au droit international. Sur X, Barrot a exprimé que les vues de Smotrich représentent une menace pour la paix, affirmant: "C’est une politique que ne peut accepter l’écrasante majorité de la communauté internationale, attachée à la solution à deux États".
D'autres responsables israéliens, dont Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, avaient également été interdits d'entrée en France en mai dernier, suite à des propos similaires jugés incitatifs à la violence. Ce dernier a posté une vidéo controversée où des militants du mouvement flottille pour Gaza se retrouvaient menottés, une scène qui avait suscité l'indignation internationale.
Jean-Noël Barrot a également annoncé des sanctions contre "quatre responsables d’organisations de colons et 21 colons violents". La France, en collaboration avec le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, a pris cette décision pour lutter contre l’intensification des violences en Cisjordanie.
L'ampleur des violences a explosé depuis le début de la guerre à Gaza, en octobre 2023, avec au moins 1 080 Palestiniens tués, selon des données fournies par l'Autorité palestinienne, tandis que les autorités israéliennes affirment avoir perdu environ 46 de leurs civils et soldats dans des attaques.
Barrot conclut: "Nous devons agir fermement contre les responsables de l'escalade des violences. Le monde regarde, et il est temps d'agir pour la paix".







