Le Parquet national financier (PNF) a confirmé, dans un communiqué du 22 mai, qu'une perquisition a eu lieu au palais de l’Élysée le jeudi précédent. Cette opération fait partie d'une enquête sur l'attribution des contrats pour les cérémonies de panthéonisation, une affaire révélée par Le Monde.
Lors d’une première tentative le 14 avril, les enquêteurs n'avaient pas pu accéder aux locaux du palais, suscitant des interrogations quant aux modalités d'accès aux institutions présidentielles. À l’époque, le procureur Pascal Prache avait indiqué que les locaux présidentiels, selon l'article 67 de la Constitution, bénéficiaient d'une inviolabilité, empêchant toute recherche.
Dans ses explications, le PNF a noté que cette perquisition a été précédée d'échanges institutionnels pour organiser son bon déroulement. Cette enquête s'inscrit dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour des accusations graves de favoritisme, de corruption et de trafic d'influence.
Les investigations se concentrent sur les marchés publics attribués au Centre des monuments nationaux pour les cérémonies de panthéonisation, dont un aspect notable est le choix de la société Shortcut Events, qui gère ces événements depuis plus de deux décennies. D'après Le Canard Enchaîné, chaque cérémonie a coûté à l'État environ 2 millions d'euros, ce qui soulève des questions sur les conditions d'attribution de ces marchés.
Les témoignages de plusieurs experts en droit public, interrogés par la presse, estiment que cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la confiance du public dans les institutions. "L'absence de transparence dans l'attribution de tels marchés publics peut éroder la légitimité des processus décisionnels au sein de l’État," affirme un spécialiste. En effet, cette situation met en lumière la nécessité d’une plus grande rigueur dans la gestion des ressources publiques, surtout lorsqu'il s'agit de commémorer des figures emblématiques de l'histoire française.







