« Si nous faisons cela, nous mettons en péril l'État de droit » a déclaré Marine Le Pen ce vendredi, commentant le cas de Patrick Bruel, actuellement impliqué dans une série d'accusations de violences sexuelles. La candidate à l'Élysée a affirmé qu'il serait injuste d'interdire ses concerts, qualifiant une telle action de « mort professionnelle » avant tout jugement.
Prévu pour démarrer sa tournée le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, le chanteur fait face à des pressions de la part de plusieurs maires qui souhaitent annuler ses spectacles. En France, quatre plaintes pour viol ont été enregistrées contre lui, tandis qu'une enquête pour agression sexuelle se déroule également en Belgique, des accusations que Bruel a fermement niées.
« Intime conviction »
Marine Le Pen a insisté sur le fait que l'accusé devait bénéficier de la présomption d'innocence : « Tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent. Les valeurs doivent être respectées même si elles vont à l'encontre des émotions personnelles. » La politicienne, elle-même dans l'attente d'une décision judiciaire pouvant affecter sa campagne, a déclaré être choquée par les accusations portées contre Bruel, les qualifiant de « honte » visage aux comportements inappropriés envers les femmes.
Interrogée sur ses convictions personnelles, elle a précisé : « Chacun peut avoir un avis, mais les principes doivent guider nos actions. » Le leader de Reconquête, Éric Zemmour, a également rebondi sur cette discussion, critiquant le fait que Bruel soit considéré comme nonapte à se produire.
Retrouvez notre dossier sur l'affaire Patrick Bruel






