Le 18 avril, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rejeté la proposition de Sophie Binet, première secrétaire de la CGT, de faire du 8 mars un jour férié en hommage à la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
En réponse à la suggestion de la CGT, qui appelle à ce que le 8 mars soit reconnu comme un jour férié, le ministre a exprimé son désaccord. « Nous souhaitons que ce jour, tout comme le 1er mai, soit un jour chômé et rémunéré », a plaidé Sophie Binet lors de son intervention sur France 2. Cette proposition survient alors que le gouvernement envisageait de permettre à certaines professions, comme les fleuristes et les boulangers, de travailler le 1er mai, jour traditionnel de la fête des travailleurs.
Le ministre du Travail écarte l’idée d’un nouveau jour férié
Selon Jean-Pierre Farandou, l'objectif est d'augmenter le nombre de travailleurs en France, notamment parmi les jeunes et les salariés expérimentés, afin de garantir la souveraineté du pays. « Cela est essentiel pour produire davantage et financer notre modèle social », a-t-il précisé dans une interview pour La Tribune Dimanche. Toutefois, il a souligné l'importance du 8 mars et de la lutte pour l’égalité des sexes au sein du monde professionnel.
Suite à une réunion avec divers acteurs du secteur à l'hôtel Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé d'autoriser certains boulangers et fleuristes indépendants à ouvrir le 1er mai, comme le rapporte Libération. Par ailleurs, dans l’entretien pour La Tribune, Farandou a manifeste sa volonté de transformer le ministère du Travail, situé rue de Grenelle à Paris, en un espace davantage ouvert aux négociations avec les syndicats et les représentants du patronat.







