La Finul, ou Force intérimaire des Nations Unies au Liban, a été établie en 1978 pour surveiller la frontière avec Israël et prévenir les conflits armés dans cette zone, marquée par des tensions historiques. Cette force, composée de casques bleus, a pour mission de patrouiller, d’observer les situations et d’appuyer l’armée libanaise.
Le sergent-chef Florian Montorio, membre du 17e régiment du génie parachutiste, a été tué le 18 avril dernier alors qu'il participait à une opération délicate dans le sud du Liban. Tragiquement, cet incident a aussi blessé trois autres soldats, soulignant les enjeux persistants de la mission.
Un contexte historique et des défis contemporains
La mission de la Finul a été créée à la suite de la guerre au Liban et de l'opération israélienne Litani, comme le rappelle Toute l'Europe. Son objectif initial était de valider le retrait des forces israéliennes du sud du Liban et de rétablir la sécurité. À l'époque, 2 000 soldats étaient mobilisés sous le drapeau des Nations Unies.
Depuis la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, le mandat de la Finul a évolué. Le Conseil de sécurité de l'ONU a élargi ses missions pour inclure la surveillance des cessez-le-feu, le soutien au déploiement des forces libanaises, et la prévention des conflits sur la 'ligne bleue', une délimitation de 120 km entre les deux nations.
Le rôle vital des casques bleus
Actuellement, la Finul compte plus de 7 500 soldats venant de 47 pays, avec des contributions notables d'Italie, d'Espagne et de France, qui déploie environ 600 militaires. Sur le terrain, ces casques bleus assurent des patrouilles régulières, veillent au respect des accords de paix et gèrent les interactions entre diverses parties.
Cependant, leur capacité à utiliser la force est limitée, leur intervention n'étant permise qu'en cas de légitime défense ou pour protéger des civils en danger. Au-delà de ces missions, la Finul joue un rôle crucial dans la découverte de tunnels et de caches d'armes et facilite l'accès des organismes humanitaires. Sa composante navale surveille également les côtes libanaises, tandis que les hélicoptères italiens s'occupent des patrouilles et des évacuations médicales.
En août 2025, le Conseil de sécurité de l'ONU a prévu une dissolution progressive de la Finul, avec un retrait complet envisagé d'ici fin 2026, sous l'influence de pressions exercées par les États-Unis et Israël. Après près de cinquante années de présence, cette décision marquera la fin d'une époque pour la mission de paix au Liban.







