Suite à l'annonce d'un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban, initié par Donald Trump, l'armée libanaise a rapidement dénoncé des violations de cet accord. Alors que le cessez-le-feu a pris effet vendredi à minuit, des tirs israéliens ont été signalés presque immédiatement.
Des frappes ont été observées “quelques minutes seulement” après le début de la trêve, ce qui a suscité des doutes quant à la solidité de cet accord. Selon le média turc Turkiye Today, ces actes d'agression comprennent des bombardements sporadiques touchant plusieurs villages libanais.
Sur les réseaux sociaux, l'armée libanaise a déclaré avoir recensé “un certain nombre de violations de l’accord, avec des attaques israéliennes signalées”, comme le rapporte le quotidien L’Orient - Le Jour. En réponse, le Hezbollah a annoncé avoir “attaqué un rassemblement de soldats israéliens près de Khiam”.
Des sirènes d'alerte aux roquettes ont retenti à Netu’a, une commune israélienne à proximité de la frontière, signalant qu'une attaque avait été lancée par le Hezbollah selon le Times of Israel.
Israël “pris par surprise”
En révélant l'existence d'un cessez-le-feu, Trump “a surpris même le gouvernement israélien”, précise la BBC. Après l’annonce, Nétanyahou a convoqué une réunion des ministres de la sécurité, sans demander leur approbation, une démarche inédite, comme l'indique le quotidien israélien Ha’Aretz.
Cette trêve a placé Nétanyahou dans une position délicate, confronté à des critiques tant de la part de ses adversaires que de ses alliés, notamment le leader du parti d’opposition Avigdor Liberman, qui a qualifié cet accord de “trahison des habitants” du nord d'Israël selon le New York Times.
Bien que Nétanyahou cherche à présenter ce cessez-le-feu comme une “opportunité de paix historique”, il a affirmé qu’il ne ferait “aucune concession sur le terrain”. Le Hezbollah réclame le retrait des troupes israéliennes et le principe de “calme contre calme”, ce que Nétanyahou a refusé, comme le souligne la BBC.







