Le maire de Monsempron-Libos, Jean-Jacques Brouillet, est pressenti pour succéder à Didier Caminade à la présidence de la communauté de communes de Fumel-Vallée du Lot. Les discussions relatives à cette transition avaient été entamées bien avant les élections municipales, mais elles avaient connu un coup d'arrêt en décembre dernier. Tout a basculé avec les paroles décisives de Brouillet, poussant ses concurrents, Marie Costes et Arnaud Devilliers, à renoncer à leurs ambitions présidentielles.
Élu pour un quatrième mandat le 15 mars, Brouillet avait à l'origine écarté l'idée de briguer la présidence, affirmant qu'il n'y avait pas d'intention immédiate à cet égard. Cependant, cette position a évolué rapidement, en particulier face aux tensions croissantes entre les maires de Saint-Front-sur-Lémance et de Penne-d'Agenais, qui ont vu leur relation se dégrader au fil du temps. Ce climat de rivalité a poussé les acteurs politiques à évaluer leurs chances et à capituler devant la candidature de celui qui a été nommé "pacificateur" par ses pairs.
Didier Caminade, l'actuel président, a récemment exprimé son soutien à la candidature de Brouillet, le désignant comme étant l'homme de la situation. La passation de pouvoir officielle est attendue lors du dernier conseil communautaire de Caminade, prévu le mercredi 8 avril à 9h30. Cette transition pourrait marquer un changement significatif dans la gouvernance locale, tant sur le plan opérationnel que relationnel au sein de la communauté.
Les experts politiques, comme le sociologue Jean-Michel Dufour, soulignent l'importance d'une telle candidature dans un contexte politique souvent conflictuel. "Brouillet a cette capacité rare à apaiser les tensions", déclare Dufour. Ce changement de leadership pourrait donc offrir un nouvel élan pour la Fumel-Vallée du Lot, permettant de mieux répondre aux enjeux locaux.







