Depuis la déclenchement du conflit au Moyen-Orient en février dernier, les agences de voyage à La Rochelle vivent une période difficile. Les nouvelles réservations se font rares tandis que plusieurs projets de voyage sont annulés, affectant gravement l'activité du secteur.
Au début du mois de février, les agences ont dû gérer le rapatriement de nombreux touristes français restés bloqués en Thaïlande et dans les pays du Golfe. Selon Entreprises du Voyage, l'association professionnelle, la situation s'est stabilisée, mais les retombées sont préoccupantes. Les agences constatent une baisse significative de leur chiffre d'affaires, avec des dossiers de voyages qui se raréfient.
Dans l'agence Sélectour située en centre-ville, la responsable Laurence Canals exprime son inquiétude : "Je n'ai aucun rendez-vous prévu cette semaine", un constat alarmant pour une période généralement propice aux réservations d'été. Elle note que le mois de mars a enregistré une baisse de 25 % de son chiffre d'affaires comparé à l'année précédente, une tendance confirmée par plusieurs autres agences.
Les clients semblent plus réticents à s'engager, non seulement pour les voyages vers le Moyen-Orient, mais pour toutes les destinations. Laurence avance une autre explication : "La problématique du pouvoir d'achat pèse lourd dans les décisions des voyageurs".
Des annulations sont également à l'ordre du jour. Par exemple, Gautier Hugueny, habitant de La Rochelle, avait réservé une semaine de vacances en Jordanie avec sa compagne. Malheureusement, quelques jours après leur réservation, la guerre a éclaté et ils ont été informés de l'annulation de leur voyage : "L'agence nous a contactés fin mars, indiquant que la destination était trop dangereuse".
Toutefois, Laurence Canals fait preuve d'optimisme concernant l’avenir du secteur : même en période de crise, les clients retrouvent souvent le goût du voyage. Une opinion que partage également France 24, soulignant la résilience du tourisme face aux défis.







