Chen Zhangjie, 39 ans, est reconnu coupable après un incident maritime dangereux avec la Marine nationale.
Le commandant chinois du Boracay, un pétrolier lié à la flotte fantôme russe, a été condamné par le tribunal correctionnel de Brest, le 30 mars 2026, à un an de prison ferme. Cette sentence résulte d'un « refus d’obtempérer » lors de son arraisonnement par les autorités françaises, un acte qui a eu lieu au large de la côte de Saint-Nazaire en septembre de l'année précédente. Absente lors de son procès, Chen Zhangjie a également écopé d'une amende de 150.000 euros, et un mandat d'arrêt a été émis à son encontre.
Avant son interception, le Boracay, qui porte le pavillon du Bénin et mesure 244 mètres de long, était ancré près d'un parc éolien en Loire-Atlantique. Ce navire figure sur la liste noire des pétroliers russes sous sanctions européennes, utilisés pour contourner les restrictions sur les exportations de pétrole brut imposées à la suite de l'offensive russe en Ukraine en 2022.
Une flotte fantôme de 598 navires
La flotte russe, constituée de pétroliers vieillissants aux propriétaires souvent anonymes, se sert de méthodes détournées pour assurer ses exportations. L'Union européenne a ainsi épinglé 598 de ces navires dans le but de réduire le financement de la guerre en Ukraine.
De plus, le Boracay est également soupçonné d'avoir été impliqué dans des activités suspectes, tels que des vols de drones au-dessus d'aéroports danois, un point que la justice française a choisi de ne pas examiner. Selon Le Parisien, le pétrolier avait quitté Primorsk, près de Saint-Pétersbourg, le 20 septembre pour rejoindre Vadinar en Inde, mais avait fait une halte controversée juste avant les événements survenus au Danemark.
À la suite de cette interception, d'autres navires de la flotte fantôme ont été attrapés, notamment le Grinch, intercepté en mer d'Alboran et convoyé à Marseille en janvier 2026. Le 20 mars de la même année, le Deyna, qui arborait le pavillon mozambicain, a aussi été saisi par la Marine nationale, alors qu'il naviguait vers Port-Saïd, en Égypte après avoir quitté Mourmansk. Le 1er mars, une opération conjointe entre la Marine française et les forces spéciales belges a également abouti à la saisie d'un autre pétrolier, escorté vers le port de Zeebruges.







