Dans un tournant surprenant des événements, Donald Trump a déclaré que l'Iran autorisait le passage de 20 pétroliers supplémentaires par le détroit d'Ormuz. Cette annonce a été perçue par le président américain comme un geste de « respect » envers les États-Unis, ce qui ouvre la porte à de possibles négociations pour mettre fin aux tensions militaires dans la région.
Lors d'un retour à Washington à bord de l'Air Force One, Trump a annoncé que ces cargos commenceraient à circuler dès ce lundi, soulignant que cela pourrait représenter une avancée significative dans les discussions entre les deux pays. « Ils nous donnent, je pense par respect, 20 grands pétroliers qui passeront par le détroit », a-t-il précisé. Selon des sources, cette déclaration pourrait signaler une volonté de dialogue de la part du régime iranien et une prise de recul face à la pression internationale.
Si ces informations se confirment, elles illustrent davantage la capacité de l'Iran à surveiller et à contrôler le trafic dans ce passage stratégique de 34 km qui constitue une artère essentielle pour le transport pétrolier mondial. L’avenir des cargaisons reste flou, mais des experts estiment que des pays comme la Chine et l'Inde, qui sont de gros acheteurs de pétrole iranien, pourraient en être les destinataires. D'autres analystes suggèrent que ces navires pourraient également être exploités par des États arabes du Golfe.
Une dizaine de navires ont déjà reçu l'autorisation de passage
La semaine précédente, la République islamique avait déjà autorisé le passage d'une dizaine de navires, une décision que Trump a saluée comme un pas en avant. Toutefois, Téhéran a affirmé que les « navires ennemis » continueraient d'être enlisés, ce qui soulève des questions sur la sécurité de la navigation dans cette zone cruciale.
Les préoccupations autour des opérations pétrolières ont pris de l'ampleur suite aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, qui ont débuté le 28 février dernier. En amont, Trump avait minimisé l'importance des trajets pétroliers à travers le détroit, arguant que la majorité du pétrole est destinée à des marchés asiatiques et européens plutôt qu'aux États-Unis. Cela dit, il a récemment exprimé des menaces de représailles si le détroit n'était pas rouvert, soulignant une montée en flèche des prix du pétrole.
Ce lundi, alors que la tension atteint de nouveaux sommets avec l'implication des Houthis dans le conflit, le prix du brut a franchi la barre des 115 dollars le baril. Cette hausse significative a eu des répercussions sur les marchés américains, dont l'indice boursier a souffert du scepticisme généré par la situation actuelle.
Un « changement de régime en Iran », affirme Trump
Alors que la contestation face à une éventuelle guerre sans fin s'intensifie aux États-Unis, Trump a mis en avant les résultats de l'opération militaire qu'il a surnommée « Epic Fury ». Cette initiative serait responsable d'un « changement de régime » en Iran, grâce à l'élimination d'Ali Khamenei, le Guide suprême, et d'autres figures clés de l'État iranien.
Trump a déclaré : « Le premier régime a été décimé, détruit. Ils sont tous morts. Le régime suivant est en grande partie anéanti également. » Le président américain a évoqué un possible « troisième régime » en Iran, affirmant : « Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant. »
Les experts scrutent attentivement la situation, certains voyant cette évolution comme un moment charnière dans les relations entre l'Iran et les États-Unis. Trump a exprimé sa confiance en la possibilité de parvenir à un accord avec ce nouveau régime, renouvelant ainsi l'espoir d'une stabilité éventuelle dans la région.







