Au 30e jour de conflit au Moyen-Orient, des images récentes témoignent de l'arrivée de renforts militaires. L'Iran, à son tour, accuse les États-Unis de préparer secrètement une offensive au sol.
La défense iranienne mobilise ses forces. Dimanche 29 mars, Tsahal a ciblé plusieurs infrastructures électriques, provoquant des coupures de courant à Téhéran et ses environs. L’armée israélienne a mené des frappes sur des objectifs associés au régime des mollahs dans la capitale. Pendant ce temps, des troupes américaines se rapprochent du détroit d'Ormuz, avec l'arrivée de 3 500 marines et soldats à bord d'un navire d'assaut amphibie depuis vendredi dernier.
Alors que l'ancien président Donald Trump laisse planer le doute sur une intervention américaine sur le sol iranien, l'Iran semble persuadé du contraire. "L’ennemi affiche une façade de négociations, tout en planifiant secrètement une opération terrestre", a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.
Tsahal avance au Liban
Ce dimanche 30 mars, les forces iraniennes ont abattu un avion américain AWACS dans une base saoudienne, tandis que les autorités de Téhéran menacent de cibler le porte-avions USS Abraham Lincoln dans la mer d'Arabie. Les Gardiens de la Révolution ont également lancé leur 86e salve de missiles contre des cibles américaines et israéliennes, touchant une zone industrielle dans le sud d'Israël, en réponse aux récentes attaques sur des installations à Téhéran.
Face à ce climat tendu, l'Iran menace de réagir. Au Liban, l’Université américaine de Beyrouth a opté pour des cours en ligne pour les deux prochains jours, par précaution. Dans le sud, les forces israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. "Au Liban, j’ai ordonné d’étendre la zone de sécurité existante pour neutraliser la menace d'invasion et écarter les tirs de missiles antichars", a déclaré Benyamin Nétanyahou.
Dans un effort de désescalade, des discussions ont été initiées ce dimanche entre plusieurs nations du Golfe, dont le Pakistan, l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Turquie. Ces négociations se poursuivront ce lundi 30 mars, dans l'espoir de mettre un terme à cette crise croissante.







