Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé ce lundi que le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, bénéficiera d'un accès immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre. Cette décision fait suite à une interdiction qui avait suscité de vives réactions internationales.
Sur les réseaux sociaux, M. Netanyahu a déclaré avoir donné l'ordre aux autorités compétentes d'assurer un accès sans restriction au cardinal Pizzaballa, qui avait été empêché par la police israélienne d'atteindre le site pour célébrer la messe des Rameaux.
L'interdiction avait été justifiée par des préoccupations de sécurité, l'État d'Israël demandant aux fidèles chrétiens, juifs et musulmans de s'abstenir temporairement de visiter les lieux saints de la Vieille ville. Le Premier ministre a mentionné que ces sites étaient actuellement menacés par des missiles balistiques en provenance d'Iran.
Un communiqué conjoint du Patriarcat latin de Jérusalem et de la Custodie de Terre Sainte avait exprimé leur désarroi, signalant que pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l'Église avaient été empêchés d'accomplir leurs rites. Le texte qualifiait cet événement de "grave précédent", en raison du respect que mérite la sensibilité de milliards de croyants à travers le monde.
Les autorités israéliennes avaient restreint les rassemblements en raison de l'offensive conjointe contre l'Iran, une décision qui s'étendait aux synagogues, églises et mosquées, y compris à Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam, au cours du mois du ramadan. Nettement, la police a déclaré que la complexe configuration de la Vieille ville rendait l'accès des secours difficile en cas d'urgence.
Des débris de missiles avaient été trouvés à proximité d'Al-Aqsa et du Saint-Sépulcre, augmentant ainsi les tensions dans la région. Le bureau de Netanyahu a souligné qu'aucune intention malveillante n'était derrière l'interdiction, mais plutôt un souci de sécurité.
Néanmoins, vu le début de la Semaine sainte pour les chrétiens, les forces de sécurité israéliennes ont été chargées d'élaborer un plan pour permettre aux leaders religieux de prier dans les jours à venir.
Des personnalités politiques, telles que la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ont critiqué cette décision, la qualifiant d'"offense" à la liberté religieuse. Le président français Emmanuel Macron a, quant à lui, condamné cette restriction, la considérant comme une agression contre le statut des lieux saints à Jérusalem.
Le dimanche des Rameaux, qui marque le début de la Semaine sainte, commémore l'entrée de Christ à Jérusalem, soulignant une forte tradition et des rassemblements de fidèles en ce jour. Cependant, une procession traditionnelle depuis le mont des Oliviers a dû être annulée, entraînant la réunion de chrétiens palestiniens au monastère Saint-Sauveur pour célébrer la période sacrée.
Le pape Léon XIV a rendu hommage aux chrétiens du Moyen-Orient, en soulignant que la guerre ne saurait effacer la résurrection, appelant à un message d'amour et de paix. Dans ce contexte, le cardinal Pizzaballa a affirmé que les chrétiens demeurent les témoins d'une foi tenace, malgré les épreuves.







