Enfuir la menace de l'arrestation. Karina Krainov, 39 ans, est entrée légalement aux États-Unis au sein d'un programme d'accueil lancé par l'administration de Joe Biden après avoir fui l'invasion russe de 2024. Cependant, le durcissement des contrôles migratoires l’a amenée à quitter le pays.
Elle déclare : « Je ne voulais pas faire face à une arrestation par des agents de l'ICE », s'exprimant dans une interview au Guardian. Au cours d'un contrôle routier, elle a perdu son permis de conduire, ce qui lui a été fatal.
"J'ai expliqué que j'avais une autorisation de travail, mais on m'a fait comprendre que je n'avais pas le droit de conduire", témoigne Karina.
Face à un climat de peur engendré par le retour de Donald Trump et une politique d'immigration de plus en plus restrictive, elle a jugé préférable de quitter les États-Unis plutôt que de vivre dans l'angoisse d'une détention prolongée.
Retour dans un pays en guerre
"Je préfère être avec mon mari en Ukraine que d'être enfermée dans un centre de détention", affirme-t-elle.
À son retour, Karina constate les difficultés de la vie quotidienne en Ukraine, où les transports en commun sont souvent arrêtés en raison des conflits en cours. "Il y a des attaques quotidiennes ciblant des civils", souligne-t-elle. En effet, la situation reste tendue et difficile pour ceux qui rentrent dans un pays encore marqué par la guerre.
Comme Karina, de nombreux conducteurs étrangers ont vu leurs permis annulés, illustrant les conséquences du resserrement des règles migratoires. Experts et observateurs alertent sur les dangers que ces politiques peuvent entraîner pour des milliers de réfugiés, qui, comme Karina, choisissent entre revenir dans leur pays ravagé ou affronter la menace de l'arrestation.







