L'armée américaine a récemment été accusée d'avoir tiré plus de 850 missiles Tomahawk sur l'Iran en l'espace d'un mois, une cadence alarmante qui soulève des préoccupations au sein du Pentagone. Ces frappes font partie de l'opération Epic Fury, lancée il y a un mois, et sont rapportées par le Washington Post.
Ce rythme soutenu pourrait rapidement épuiser les stocks de cette arme stratégique, essentielle pour les opérations militaires américaines grâce à sa portée de 1600 km. En effet, la production annuelle de missiles Tomahawk aux États-Unis reste relativement limitée, avec seulement quelques centaines fabriquées chaque année, laissant entrevoir un potentiel manque à long terme.
Le Pentagone reste silencieux sur la quantité précise de missiles en réserve, mais une source proche a qualifié cette situation d’« alarmante ». Déployée depuis les années 1980, cette arme a été utilisée pour la première fois lors de l'opération Tempête du désert en 1991. En juin dernier, des Tomahawks avaient déjà frappé des installations nucléaires iraniennes, montrant ainsi l'importance continue de cet outil dans l'arsenal militaire américain.
Un éventuel manque de Tomahawks pourrait entraîner des conséquences désastreuses pour Washington, particulièrement dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu où les États-Unis pourraient être appelés à intervenir dans d'autres conflits. Actuellement, l'administration américaine envisage d'envoyer 10 000 soldats supplémentaires en Iran, en plus des forces déjà déployées sur le terrain.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a récemment affirmé que les États-Unis devraient réaliser leurs objectifs en Iran dans un délai de deux semaines. Cependant, un conflit prolongé pourrait nécessiter une augmentation significative de la production de missiles, une opération coûteuse et qui prendrait du temps. Chaque missile Tomahawk coûte entre 1,5 et 2,5 millions d'euros et sa fabrication peut durer jusqu'à deux ans.
La nouvelle version du missile, mise en service en 2021, offre des capacités d'ajustement en vol, rendant la détection par radar extrêmement difficile grâce à sa trajectoire basse.
Certaines déclarations rassurantes ont été émises par le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, qui a soutenu que l'armée américaine est suffisamment équipée pour faire face à toute mission, en ignorant les inquiétudes des médias sur la faiblesse de l'arsenal américain. Néanmoins, il n'a pas précisé la quantité de munitions encore disponibles.







