Ce jeudi, l'Union européenne a annoncé le début d'une enquête ciblant l'application Snapchat, prisée des adolescents, afin de déterminer si elle a failli à son devoir de protéger les jeunes utilisateurs. La Commission européenne a exprimé des préoccupations quant aux risques d'exposition des mineurs à des manipulations à des fins sexuelles ou à des recrutements pour des activités criminelles.
Bruxelles met en lumière la possibilité que la plateforme appartenant au groupe américain Snap ait enfreint les règlements européens sur les services numériques (DSA). Selon des experts, cette situation soulève des questions cruciales sur la responsabilité des réseaux sociaux face à la sécurité des jeunes. À ce sujet, la psychologue Marie Lefèvre souligne : "Il est impératif que les plateformes prennent des mesures robustes pour protéger nos enfants des dangers numériques."
En parallèle, la Commission européenne se penchera également sur les dispositifs que Snapchat a mis en place pour contrer la vente de produits illégaux sur sa plateforme, tels que des drogues et des armes, ainsi que sur la vente aux mineurs d'articles prohibés comme l'alcool et les cigarettes électroniques. Les récentes révélations sur la vente de téléphones d'occasion sur Snapchat, qui ont fini par entraîner des situations dangereuses, rejoignent le contexte de cette enquête. Selon le site La Provence, de nombreux utilisateurs rapportent un accès facilité à des contenus ou produits toxiques sur cette plateforme.
L'avenir de Snapchat dans l'UE pourrait être conditionné par les résultats de cette enquête. Les autorités de régulation et les experts en sécurité en ligne observent cette situation de près, espérant que cela incitera les réseaux sociaux à renforcer leur vigilance et leurs mesures de protection des utilisateurs vulnérables.







