Le fait divers autour d'Ilyas Kherbouch, surnommé "Ganito", ne cesse de susciter des réactions. Suite à son évasion de la prison de Villepinte au début du mois de mars, il a été arrêté aux Pays-Bas puis, le 20 mars, interpellé à Canet-en-Roussillon. Il a été récemment transféré à Paris pour répondre aux questions des enquêteurs sur l'affaire.
Pourtant, le syndicat des personnels pénitentiaires, l'UFAP UNSa Justice, a dénoncé l'organisation de ce transfert, qui a eu lieu dans des conditions jugées "troublantes". En effet, malgré leur interdiction de communiquer, Ganito a été transporté avec sa complice, elle aussi impliquée dans cette affaire. Selon l’UFAP UNSa Justice de Toulouse, cette situation représente une "contradiction majeure" étant donné que les deux individus sont classés en escorte 4, le plus haut niveau de sécurité dans le milieu pénitentiaire.
Dans un communiqué publié le 24 mars, le syndicat a dénoncé des pratiques jugées "incompréhensibles et politiquement indéfendables". La présence simultanée des deux détenus dans un même véhicule sur plus de 800 km a suscité de vives interrogations sur la gestion des transports pénitentiaires, jugée préoccupante.
Des experts en sécurité pénitentiaire, tels que Jean-François Mérens, affirment que cette situation expose non seulement la sécurité des agents, mais également celle des membres du public. "Les règles sont mises en place pour éviter des situations potentiellement dangereuses. Ce type de manquement pourrait avoir des conséquences désastreuses", a-t-il souligné dans une récente interview. Les critiques vont donc bon train sur cette affaire, soulignant un manque apparent de rigueur dans la gestion des transferts de détenus considérés comme particulièrement sensibles.







