Le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar a fait l'objet d'une nouvelle offensive de la part de Téhéran, provoquant une réaction immédiate de Donald Trump.
Les ressorts énergétiques sont désormais au cœur des affrontements qui déchirent le Moyen-Orient depuis trois semaines. Après une première action belliqueuse le 18 mars, l'Iran a ciblé le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar le jeudi suivant, justifiant ses actes par des frappes israéliennes ciblant son site offshore de South Pars. Selon les autorités qataries, ces attaques ont causé des "dommages significatifs" à leurs installations, qui sont les plus grandes au monde pour le gaz naturel liquéfié (GNL).
Dans la foulée, Donald Trump a exprimé son soutien au Qatar, mais a également insisté sur le fait que les États-Unis n’avaient pas été informés de l'attaque israélienne sur South Pars, ajoutant que Téhéran avait réagi de manière imprudente, sans avoir conscience des événements menés par Tsahal.
Donald Trump menace de détruire totalement un site gazier iranien
Sur Truth Social, Donald Trump a déclaré que "aucune autre attaque" ne serait autorisée par "Israël contre le précieux champ gazier de South Pars", sauf si "l'Iran, de manière irréfléchie, choisit d'attaquer un pays innocent comme le Qatar". Dans ce cas, il a promis que les États-Unis, qu'ils aient ou non le soutien d'Israël, "détruiraient entièrement le site de South Pars".
Depuis Riyad, le prince Fayçal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, a renforcé cette dynamique de guerre énergétique en affirmant que l'Arabie Saoudite entendait "se donner le droit de mener des actions militaires si la situation l'exigeait".
L'escalade des tensions autour des ressources gazières a fait exploser le prix du gaz en Europe, enregistrant une hausse de plus de 30 %.







