Des explosions, qui rappellent la tragédie des conflits récents, ont frappé Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, causant la mort d'au moins 23 personnes et blessant plus de 100 autres, selon une annonce faite mardi par les autorités policières. Le porte-parole de la police, Nahum Kenneth Daso, a rapporté que les premières investigations suggèrent l'implication de kamikazes dans cette attaque dévastatrice.
Ces explosions ont eu lieu peu après une attaque dans une banlieue de Maiduguri, près de l’aéroport, qui a ciblé un poste militaire. Des journalistes de l'AFP, présents sur le terrain, ont décrit des scènes tragiques dans un hôpital, avec de nombreux blessés cherchant de l'aide et des corps recouverts de draps sur les trottoirs.
La police a déclaré que la situation est désormais sous contrôle, avec un renforcement des forces de sécurité dans les zones touchées. Ce type d'incident relance les inquiétudes sur la montée des violences dans cette région, qui avait connu une accalmie suite à la répression de l'insurrection qui avait précédemment forcé des milliers de personnes à fuir. En décembre dernier, un attentat à la bombe non revendiqué dans une mosquée de Maiduguri avait déjà coûté la vie à plusieurs personnes.
Pic de violences
Ces récents attentats surviennent alors que la violence semble se intensifier autour de Maiduguri, malgré une période de relative tranquillité. Les groupes djihadistes, comme Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), continuent de conduire des attaques dans les campagnes environnantes.
La semaine dernière, l'armée nigériane a signalé des assauts coordonnés contre plusieurs bases militaires qui ont causé la mort d'au moins 14 personnes. En réponse à l'augmentation de la violence, les États-Unis ont annoncé l'envoi de 200 soldats pour soutenir les forces nigérianes dans leur lutte contre le terrorisme.
Depuis 2009, les attaques djihadistes dans le nord-est du Nigeria ont fait plus de 40 000 morts et ont déplacé environ deux millions de personnes, selon les rapports de l'ONU. Cette situation précaire appelle à une attention urgente, tant au niveau local qu'international, pour apporter des solutions durables et humanitaires.







