Les Etats-Unis auraient-ils eu recours à une mystérieuse « arme sonique » durant l'opération « Absolute Resolve », ayant conduit à l'arrestation du président Nicolás Maduro au Venezuela ? Lors d'un entretien avec Donald Trump sur NewsNation, ce dernier a éludé la question en déclarant : "Personne d’autre ne l’a, nous avons des armes que personne ne connaît."
Cette information a pris de l'ampleur grâce à une publication sur X d'un commentateur politique, Mike Netter. Il a relayé une vidéo en espagnol montrant un prétendu témoin, membre des forces de sécurité vénézuéliennes, décrivant des événements survenus lors des affrontements à Caracas. L'homme a évoqué des symptômes inquiétants chez ses camarades : "À un moment donné, ils ont lancé quelque chose… c’était comme une onde sonore intense. J’ai ressenti une douleur crânienne, et plusieurs se sont mis à saigner du nez ou à vomir du sang."
Des effets troublants
Selon son témoignage, l'atmosphère était si troublante que de nombreux soldats étaient incapables de bouger. Les rapports officiels parlent de 55 pertes parmi les militaires cubains et vénézuéliens, mais les allégations d'atteintes au personnel soulèvent des questions.
La journaliste spécialiste de la défense, Karoline Leavitt, a amplifié ces rumeurs via un tweet évocateur : "Arrêtez ce que vous faites et lisez ça."
Une enquête en cours
Le média The War Zone a tenté d'éclaircir cette affaire en contactant le Pentagone, qui n'a pas commenté. Les armes soniques, souvent non létales, sont employées pour le maintien de l'ordre, bien que leur effet sur la santé humaine demeure controversé, comme l'énonce Amnesty International.
Le Général Dominique Trinquand, ancien chef de mission militaire française auprès de l'ONU, reste sceptique. Selon lui, l'opération aurait pu être menée avec des moyens plus conventionnels mais tout aussi efficaces, visant à neutraliser le système de commandement vénézuélien en un seul coup. "Concernant l'utilisation d'ondes soniques, cela reste très incertain, mais cela ne ressemble pas à un usage classique", précise-t-il, insistant sur la possibilité qu'il s'agisse là d'une stratégie de désinformation pour susciter la peur.
Au final, cette affaire d'arme sonique soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Entre manipulations potentielles et réalité des événements, le flou persiste, rendant l'analyse des faits cruciale.







