Le président brésilien Lula a salué la signature imminente de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, qualifiant cet événement de tournant pour le multilatéralisme. Lors d'une rencontre à Rio de Janeiro avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, il a déclaré que cet accord représente non seulement des intérêts économiques, mais aussi un engagement partagé pour la démocratie et les droits humains.
Après plus de 25 ans de débats et de négociations, cet accord sera signé samedi à Asuncion, capitale du Paraguay, par les pays fondateurs du Mercosur, à savoir l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay. Bien que cette étape marque l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, elle soulève également des inquiétudes parmi les agriculteurs, particulièrement en France, où des voix s'élèvent contre le risque de concurrence accrue.
« Cet accord est un pas important pour renforcer le multilatéralisme et promouvoir des valeurs communes comme le respect des droits humains et l'État de droit », a souligné Lula, intégrant ainsi une dimension éthique aux échanges économiques. Ursula von der Leyen a ajouté que « la prospérité véritable découle de partenariats ouverts, » mettant l'accent sur les bénéfices mutuels que cette coopération pourrait engendrer.
L'accord représentera environ 30 % du PIB mondial et touchera plus de 700 millions de consommateurs. En tant que leader d'une des plus grandes puissances agricoles, Lula a été crucial dans l'avancement de ce traité, bien qu'il n'ait pas pu le signer plus tôt, lors de la présidence brésilienne du Mercosur en décembre 2022.
Le président brésilien ne sera pas présent lors de la signature, selon des sources officielles. En revanche, les présidents uruguayen, Yamandu Orsi, et paraguayen, Santiago Peña, ainsi que von der Leyen devraient être de la partie, et le président argentin, Javier Milei, pourrait également faire le déplacement.
Dans ce contexte, des experts de l'économie mondiale estiment que cet accord pourrait transformer les dynamiques commerciales dans l'hémisphère, tout en renforçant les liens entre l'Europe et l'Amérique latine. Cependant, ils mettent également en garde contre le manque de protections pour les secteurs agricoles vulnérables, et la nécessité d'une évaluation prudente des impacts à long terme sur l'environnement et les travailleurs.
En somme, cet accord pourrait effectivement marquer le début d'une nouvelle ère pour le commerce entre l'Europe et l'Amérique latine, à condition que les préoccupations sociétales soient prises en compte. Cela nécessitera un équilibre délicat entre profit économique et respect des valeurs humaines, un enjeu crucial sur lequel les leaders doivent se pencher.







