La colère au sein du secteur agricole reste vive, mais les manifestations sur le terrain se sont réduites, comme observé le 14 janvier 2026. Au Sud-Ouest, plusieurs agriculteurs ont été interpellés.
Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a déclaré sur RTL que même si « la fièvre est toujours là », la mobilisation des agriculteurs semble perdre de son intensité. Suite à un rassemblement à Paris qui a été levé tard dans la nuit après l'annonce d'une loi agricole d'urgence, les actions sur le terrain, bien que présentes, n'ont pas engendré d'importants blocages.
Des interpellations qui ravivent la controverse
Le blocage emblématique sur l'A64 en Haute-Garonne a été levé après un mois, mais la tension demeure palpable. À Toulouse, huit agriculteurs, dont Lionel Candelon, président de la Coordination Rurale (CR) du Gers, ont été arrêtés pour « entrave à la circulation » et « organisation d'une manifestation interdite ». Cette situation a suscité des réactions vives au sein de la CR, qui dénonce une « différence de traitement » par le gouvernement, favorisant la FNSEA, comme le souligne Eric Lasbats, porte-parole de la CR du Gers.
À Châteauroux, les élèves de l'établissement d'enseignement agricole Naturapolis ont participé à une action de rassemblement, alors qu'à Saint-Pierre-des-Corps, le filtrage d'un dépôt pétrolier s'est déroulé calmement, bien que le sentiment de « ras-le-bol » persiste. Paméla Sarrazin, membre de la CR des Deux-Sèvres, a exprimé son scepticisme face aux récentes annonces du gouvernement, critiquant le manque de mesures concrètes pour réellement soutenir les agriculteurs.
Une tension régulièrement alimentée
Dans le Nord et le Var, des blocages sur l'A1 et l'A50 ont été levés rapidement, mais certains agriculteurs restent inquiets pour l'avenir économique de leurs exploitations. Arnaud Rousseau a déclaré que « de nombreux agriculteurs ne peuvent envisager l'avenir », souligne la nécessité de continuer la lutte pour des conditions de travail dignes.
En réaction à la situation, le gouvernement a assuré qu'il atteindrait son objectif de vacciner 750 000 bovins contre la dermatose nodulaire dans le Sud-Ouest dans les jours à venir et que le fonds de soutien de 11 millions d'euros serait doublé, pour sauvegarder les revenus des agriculteurs selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, et Annie Genevard, ministre de l'Agriculture.







