Depuis ce week-end, au moins 16 pétroliers sous sanctions ont quitté les eaux vénézuéliennes, bien que plusieurs d'entre eux opèrent sans documents ni pavillon. Selon le site de suivi maritime TankerTrackers, ces navires ont transporté un total d'environ 12 millions de barils de pétrole brut et de carburant, principalement destinés à la Chine. Cette manœuvre intervient peu après l'arrestation du président Nicolás Maduro par les forces américaines à Caracas, exacerbant ainsi une tension déjà palpable sur le marché.
Des sources telles que Reuters indiquent que ces navires naviguent en haute mer sans pavillon identifiable ni certificats de sécurité valides, défiant ainsi les réglementations internationales. Chaque navire doit être enregistré auprès d'un État et se conformer aux normes de sécurité. Toutefois, les sanctions américaines compliquent fortement ce processus.
Une image satellite du programme européen Copernicus montre quatre navires, notamment l'Aquila II, le Bertha, le Veronica III et le Vesna, se dirigeant vers le nord depuis les eaux vénézuéliennes. Les quatre sont sous sanctions américaines, les rendant vulnérables au blocus maritime décidé par l'administration de Donald Trump sur les pétroliers sanctionnés se rendant ou sortant du Venezuela.
Les trois premiers navires transportent effectivement du pétrole brut, tandis que le Vesna navigue à vide. Une analyse indépendante de l'AFP a confirmé que ce dernier, lié à des réseaux illicites en Russie et en Iran, se trouvait à environ 40 km de Grenade, marquant un parcours de près de 500 km depuis sa dernière position connue.
Pour aggraver les choses, la majorité des 12 pétroliers non confirmés sur la liste des sanctions américaines ont désactivé leurs transpondeurs AIS, ou diffusent de faux signaux GPS par une technique connue sous le nom de « spoofing ». Ce blocus impose une pression sévère sur près de 600 navires déjà visés par des sanctions internationales à travers le monde, une analyse rendue possible grâce à des données de l'Office of Foreign Assets Control. Des experts soulignent que ces actions pourraient signaler une escalade dans les confrontations géopolitiques liées aux ressources pétrolières dans la région.







