L'incendie dévastateur d'un bar à Crans-Montana, en Suisse, a causé la mort de 40 personnes et blessé 119 autres. L'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, a exprimé son indignation devant les insuffisances en matière de sécurité qui auraient pu éviter cette tragédie. "Cette catastrophe aurait pu être évitée grâce à une meilleure prévention et à plus de bon sens", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, mettant en avant les manquements du bar.
Le sinistre, originaire d'une série de bougies "fontaines" allumées dans le sous-sol de l'établissement, a ravagé le bar Le Constellation, faisant principalement des victimes parmi des adolescents et de jeunes adultes. Les corps de cinq des six adolescents italiens décédés ont été rapatriés à Milan et Rome, le drame ayant suscité une onde de choc en Italie.
"Nous suivrons chaque étape de l'enquête pour que la vérité émerge rapidement et que justice soit faite", a insisté l'ambassadeur. Le bar, dont les propriétaires, un couple français, sont maintenant sous enquête pour homicide par négligence, a été mis en exergue pour des lacunes graves en matière de sécurité.
Les autorités locales ont relevé que sur les 40 victimes, près de la moitié étaient des mineurs. Parmi eux figuraient des jeunes de nationalités variées, y compris des Italiens et un Italo-émirati.
Mathias Reynard, président du gouvernement valaisan, a déclaré : "Nous avons des victimes dans des états si graves que l'identification a été extrêmement compliquée". En revanche, la décision de ne pas placer les propriétaires en détention a été critiquée, l'ambassadeur Cornado affirmant qu'en Italie, ils auraient sans aucun doute été arrêtés.
Pour établir la conformité des travaux effectués par les gestionnaires du bar, le respect des normes de sécurité et notamment des voies de secours et des moyens d'extinction, une enquête rigoureuse est en cours. La commune de Crans-Montana a également indiqué vouloir se porter partie civile afin de garantir que toutes les responsabilités soient mises en lumière.
Ce drame soulève des questions fondamentales sur la réglementation des lieux publics en Suisse, et l'Italie appelle à des réponses rapides et précises. Dans un communiqué, il a été précisé que les lois sur la sécurité incendie sont similaires dans les deux pays, mais leur application semble avoir fait défaut dans ce cas tragique.







