La République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé le 15 mai dernier qu'elle faisait face à une épidémie déclenchée par le virus Bundibugyo, un pathogène sans vaccin ni traitement spécifique, et qui peut atteindre un taux de létalité de 50 %. Face à cette situation grave, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte sanitaire internationale.
Le 27 mai, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, a souligné que les conflits persistants dans l'est de la RDC compliquaient, de manière significative, les efforts pour lutter contre l'épidémie d'Ebola. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat, arguant que cette double crise rendait la situation catastrophique.
"L'est de la RDC est désormais confronté à un choc dévastateur entre maladie et conflit. L'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri avance plus rapidement que les efforts pour y répondre," a-t-il déclaré sur X, soulignant l'urgence de la situation.
Des experts s'accordent à dire que la combinaison de la violence armée et de la maladie crée un environnement extrêmement difficile pour les équipes de soins. Selon un rapport de La Provence, les professionnels de la santé éprouvent des difficultés à mener leur mission en raison de l'insécurité croissante.
Les organisations humanitaires demandent un accès sécurisé aux zones touchées afin de mettre rapidement en place des mesures de confinement et de traitement. Comme le précise un rapport de La Provence, il est essentiel d'allier les efforts de santé publique et de sécurité pour faire face à cette calamité.







