L'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement dans la République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda suscite de vives inquiétudes au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a signalé que la situation est "extrêmement grave et difficile" à gérer, avec déjà plus de 900 cas suspectés et 220 décès suspects recensés.
Cette flambée est associée au variant Bundibugyo, un type pour lequel aucun vaccin ou traitement spécifique n'est encore reconnu. Selon l'Institut Pasteur, Ebola provoque une fièvre hémorragique sévère, avec un taux de létalité qui peut atteindre 90 % selon les souches, même si le taux global reste autour de 50 % dans des contextes de soins standardisés.
Les premiers symptômes sont souvent similaires à ceux d'une grippe sévère : fièvre élevée, fatigue intense, douleurs musculaires, et maux de tête. Par la suite, s'ajoutent des vomissements, des diarrhées, des éruptions cutanées, ainsi qu'une atteinte des reins et du foie. Dans certains cas, des hémorragies internes et externes peuvent également surgir.
La période d'incubation, soit le temps entre l'infection et l'apparition des symptômes, peut atteindre 21 jours, bien qu'elle soit généralement comprise entre 5 et 12 jours. Il est important de noter qu'une personne contaminée n'est pas contagieuse tant que les symptômes ne se manifestent pas, comme l'indique l'OMS.
Le virus se transmet aux humains principalement par contact direct avec des animaux infectés, que ce soit par la chasse, la préparation ou la consommation de viande de gibier. La transmission entre humains, souvent plus préoccupante, peut s’effectuer à travers le sang ou les fluides corporels, mais aussi par le biais d'objets contaminés.
Les experts s'accordent à dire que l'urgence d'une réponse rapide et d'un traitement efficace est cruciale pour tenter de maîtriser cette épidémie. Selon le Dr Jean-Pierre Tchao, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur, "la coordination internationale et la mobilisation des ressources sont essentielles pour stopper la propagation du virus".







