Récemment, la Chambre des députés bolivienne a franchi une étape significative en approuvant, avec une majorité écrasante, l'abrogation d'une loi de 2020 qui limitait les pouvoirs du président en matière de déclaration d'état d'urgence. Désormais, Rodrigo Paz, président du pays, dispose d'une latitude élargie pour mobiliser l'armée afin de gérer les manifestations qui secouent le pays.
Au cours d'une session virtuelle, le président de la Chambre, Roberto Castro, a confirmé que la loi, qui restreignait les pouvoirs de l'exécutif, a été abrogée. Cette mesure a également reçu le soutien de la majorité sénatoriale, permettant ainsi au gouvernement d'intervenir plus fermement lors des soulèvements populaires. Le mécontentement des manifestants, qui demandent la démission de Paz, reflète un large éventail de griefs, allant des conditions économiques précaires aux accusations concernant la qualité du carburant distribué, qui aurait causé des désagréments à de nombreux usagers de la route.
Les autorités ont réagi vigoureusement en dénonçant des tentatives jugées visant à démanteler l'état de droit. De plus, elles pointent du doigt l'ancien président Evo Morales, actuellement en fuite, comme l'un des instigateurs de ces troubles. Morales, qui se trouve au centre d'une controverse liée à des accusations graves, a demandé la tenue d'élections anticipées dans un délai de trois mois.
La situation a attiré l'attention de la communauté internationale. Les États-Unis, par la voix de Marco Rubio, ont déclaré qu'ils ne toléreraient pas que des éléments criminels subvertissent la démocratie en Bolivie. En parallèle, Rodrigo Paz poursuit une politique de rupture avec les idéologies de gauche de ses prédécesseurs, se rapprochant des Etats-Unis et des organisations financières internationales, tout en adoptant un ton moins conciliant envers les syndicats traditionnels, comme le rapportent plusieurs sources, y compris Le Monde.







