Les États-Unis projettent de déployer du personnel médical au Kenya pour y mettre en quarantaine des Américains ayant été exposés à Ebola, une décision inédite qui fait déjà polémique. Selon des rapports du New York Times et du Wall Street Journal, cette approche contraste fortement avec les stratégies adoptées par les administrations précédentes, qui privilégiaient le rapatriement des citoyens potentiellement infectés pour qu'ils soient soignés sur le sol américain.
D'après des sources du Wall Street Journal, des professionnels de la santé ont déjà reçu l'ordre de se préparer à cette mission, bien que l'accord du gouvernement kényan soit encore en attente. Ce dispositif inclurait non seulement les personnes suspectées d'infection, mais également celles déjà testées positives. Initialement, ces dernières devaient être envoyées en Europe, comme un médecin actuellement traité à Berlin. Six autres Américains sont sous observation en Allemagne et en République tchèque.
Ni le Kenya ni d'autres pays ne rapportent actuellement de cas, cependant, l'épidémie en RDC progresse rapidement, tandis que quelques cas émergent aussi en Ouganda.
Éviter l’arrivée d’un porteur du virus
Un responsable du gouvernement Trump a déclaré au Wall Street Journal que cette initiative vise à garantir une prise en charge rapide des ressortissants américains en provenance de la RDC. Toutefois, certains experts en santé, comme Craig Spencer de l'université Brown, expriment des réserves. Il déclare : “Il me semble difficile de mettre en place un système aussi efficace que celui établi ces dernières années pour gérer ce type de crise.”
Cette stratégie vise à prévenir l'entrée sur le territoire américain de personnes potentiellement infectées. Par ailleurs, le gouvernement a d'ores et déjà restreint l'accès aux ressortissants étrangers ayant récemment voyagé en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud, y compris pour les résidents permanents.







