Zbigniew Ziobro, ancien ministre de la Justice en Pologne, est de nouveau sous les projecteurs. Après avoir fui en Hongrie où il se croyait en sécurité, Ziobro se serait désormais réfugié aux États-Unis. Selon diverses sources, comme la chaîne de télévision conservatrice polonaise Republika, des images de l'ancien ministre à l'aéroport de Newark auraient confirmé sa présence sur le sol américain.
Les accusations à son encontre sont graves. Il est inculpé pour abus de pouvoir et association de malfaiteurs durant son mandat, au sein du gouvernement du parti Droit et Justice (PiS) entre 2015 et 2023. Les autorités lui reprochent d'avoir détourné des fonds dédiés aux victimes de criminalité pour financer l'acquisition du logiciel espion Pegasus, utilisé pour surveiller des opposants politiques. Le risque d'une lourde peine de prison pèse sur ses épaules.
Peter Magyar, le nouveau Premier ministre hongrois, a récemment déclaré que « la Hongrie ne serait plus une décharge pour criminels recherchés à l'international ». Ce changement de politique pourrait être lié à la pression croissante de l'Union européenne sur Budapest. Cela incite Ziobro à chercher d'autres refuges, d'où son arrivée aux États-Unis.
Dans une interview accordée à Polsat News, le ministre polonais de la Justice, Waldemar Zurek, a précisé que si la présence de Ziobro aux États-Unis était confirmée, la Pologne demanderait son extradition. Il a affirmé : « Nous devons prendre des mesures pour faire respecter la loi et protéger notre intégrité judiciaire ». Les tensions entre la Pologne et les États-Unis pourraient également se raviver si cette demande est réellement formulée.
Les implications politiques de l'évasion de Ziobro sont multiples. Il a été l'un des architectes des réformes judiciaires controversées qui ont mis la Pologne en porte-à-faux avec la Commission européenne, dénonçant un affaiblissement de l'État de droit. Le débat continue de faire rage dans les cercles politiques polonais et européens.







