Dans une déclaration franche, le procureur général ukrainien Rouslan Kravtchenko a exhorté les autorités israéliennes à confisquer un navire soupçonné d'acheminer du grain volé provenant des territoires occupés par la Russie. Selon la déclaration, faites ce mercredi 29 avril, l'Ukraine a intensifié ses appels à l'action, pointant du doigt le navire Panormitis, actuellement en chemin vers le port israélien de Haïfa.
Kiev dénonce l'importation de produits agricoles, affirmant qu'ils auraient été illégalement exportés par la Russie. Les autorités ukrainiennes exigent une fouille minutieuse du navire, accompagnée d'une vérification de la documentation et d'une interrogatoire de l'équipage. Le procureur a déclaré : "Nous demandons instamment l'interception du navire et l'examen de son chargement".
La demande ukrainienne en cours d'examen
D'après les récentes informations, la requête de Kiev a été officiellement soumise aux instances compétentes israéliennes, bien que ces dernières aient répondu qu'aucune demande d'assistance judiciaire n'avait été reçue jusqu'à présent. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a confirmé que la demande était en cours d'examen par les autorités pertinentes, ajoutant que des preuves tangibles sont nécessaires pour soutenir de telles allégations.
Cette situation est d'autant plus délicate en raison du contexte complexe des relations diplomatiques entre l'Ukraine et Israël. L'Ukraine se bat contre l'invasion russe depuis 2022 et a signalé des actes d'exportation illégale de produits agricoles, affirmant que plus de deux millions de tonnes de céréales auraient été dérobées au cours de l'année précédente. Des sources médiatiques récentes, comme Le Monde, ont rapporté que plusieurs cargaisons de ce type avaient effectivement été observées à Haïfa, intensifiant encore les tensions.
Face à ces accusations, certains experts soulignent l'importance d'un dialogue transparent entre Israël et l'Ukraine, estiment qu'une coopération sous forme d'échange d'informations pourrait atténuer les tensions actuelles. Les ramifications de cette affaire pourraient avoir des conséquences significatives sur la dynamique régionale, notamment en ce qui concerne les approvisionnements alimentaires et la coopération en matière de sécurité.







